Vous ne pouvez pas résister au regard d’amour de votre chien ? Il ya une explication

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[EN VIDÉO] 5 drôles de chiens
Découvrez le dogue de Bordeaux, l’une des plus anciennes races de chiens français, le chihuahua, fragile en apparence mais à la surprenante longévité, le mâtin napolitain, élu chien le plus laid du monde en 2017, le sess puli de poli et et le xoloitzcuintle, aussi appelé le chien nu mexicain. Ces cinq drôles de chiens méritent bien notre attention, au moins le temps d’une vidéo. Bonne promenade d’une minute et trente-neuf secondes avec eux !

Dans le film d’animation de Disney, « Voltstar malgré lui » (2008), on fait la connaissance d’un chien héros d’une série à succès qui, lorsqu’il découvre la vraie vie, apprend très vite le principe du « regard de chien battu ». Celui que tous nos compagnons à quatre pattes du genre canin savent utiliser pour obtenir de nous exactement ce qu’ils veulent. Un truc à se mettre sous les crocs, le plus souvent.

Des chercheurs de l’université de Pittsburgh (États-Unis) nous confirment aujourd’hui que nous sommes entièrement responsables de ça. Parce que le chien apparaît comme le seul mammifère domesticique avec lequel nous avons noué un lien par le regard. Ainsi, au fil de l’histoire de la domestication — une histoire vieille de plus de 30,000 ans — de son meilleur ami, l’humain pourrait bien avoir sélectionné les chiens en fonction de ses capacités à produire aux des expressions faciales qui ressemblent siennes.

Cette nouvelle étude révèle des caractéristiques anatomiques clés qui pourraient expliquer comment nos chiens peuvent adopter le fameux « regard de chien battu ». Tout se jouerait du côté de petits muscles utilisés pour former les expressions faciales. les muscles mi mimetics. Les nôtres sont essentiellement constitués de fibres de myosine dites à contraction rapide. Nous permettant ainsi de former des expressions faciales rapidement. Mais sans que nous soyons capables de les tenir longtemps.

Des caractéristiques anatomiques à étudier

Les muscles mimétiques des chiens sont aussi composés de beaucoup de fibres à contraction rapide. Entre 66 et 95%. Ceux des loups comptent bien moins de ces fibres — de l’ordre de 25 %. Ils présentent en revanche un pourcentage élevé de fibres à contraction lente — 29 % contre 10 % seulement en moyenne chez les chiens. Des fibers plus efficaces pour les mouvements longs et contrôlés. Des fibers qui ne se fatiguent pas aussi rapidement.

Les fibres à contraction rapide dont jouissent nos chiens leur offrent une plus grande mobilité faciale. Elles autorisent des mouvements musculaires plus rapides. Elles permettant aussi de petits mouvements tels qu’un sourcil levé. Et les contractions musculaires courtes et puissantes nécessaires aux aboiements. Des aboiements qui, eux aussi, servent aux chiens à communiquer avec nous. Les fibres à contraction lente, en revanche, sont importantes pour les mouvements musculaires prolongés tels que ceux que les loups utilisent pour leurs hurlements.

Des travaux précédents avaient déjà mis enlumiere l’existence, chez le chien, d’un muscle mimétique qui n’apparaît pas chez le loup. Un muscle qui aide, lui aussi, à produire le « regard de chien battu ». Pour en apprendre plus, les chercheurs souhaitent désormais recourir à la coloration d’ anticorps pour différencier d’autres types de fibers de myosine. Et éclairer un peu plus encore les différences anatomiques que les humains ont créé entre les chiens et les loups.

Pourquoi le regard de votre chien vous fait-il craquer ?

Les chiens prennent parfois des expressions faciales attendrissantes. Ce regard si mignon serait lié au développement de muscles particuliers, que l’on ne retrouve pas chez les loupes. Une stratégie de l’évolution qui rapelle celle qui nous fait fondre devant un bébé.

Article de Futura avec l’AFP-Relaxnews paru le 18/06/2019

Dans une étude publiée lundi dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), des chercheurs expliquent avoir disséqué des cadavres de chiens domestiques et de loupes sauvages à partir desquels les chiens ont divergé il ya environ 33.000 ans. Les animaux n’ont pas été tués pour cette étude. Les scientifiques ont découvert deux muscles bien forms autour des yeux des chiens, mais qui ne l’étaient pas chez les loups.

Dans l’autre partie de l’étude, ils ont filmé des interactions de deux minutes entre des chiens et un humain inconnu d’eux, puis entre des loups et un humain. Seuls, les chiens parvenaient à produire des mouvements de sourcecils de forte intensité en regardant les humains. « Cela les aide à agrandir leurs yeux, comme le font les bébés »dit à l’AFP Anne Burrows, professeure à l’université Duquesne de Pittsburgh, et coauteure de l’étude. « Cela déclencheune reaction de protection chez les gens ». Comme les muscles étaient fortement développés chez les chiens mais pas chez les loups, « cela nous indique que ce muscle et sa fonction ont été sélectionnés » par les humins, ajoute Anne Burrows.

Un regard qui distingue le chien du loup

Cette étude s’ajoute à plusieurs autres dont une fameuse de 2015, menée par des chercheurs au Japon, qui a démontré que l’échange de regards entre des chiens et leurs maîtres menaient à un pic mutuel d’ ocytocinou « hormone de l’amour ». Tout comme ce qu’il se passe entre une mère et son nourrisson.

L’étude publiée lundi ne concernait que quatre loups et six chiens domestiques. Il faudrait en disséquer davantage pour confirmer le lien. Les chercheurs voudraient égallement étudier d’anciennes races de chiens et les comparer à leurs descendants actuels, comme les chihuahuas, et étudier d’autres especes amies de l’Homme, comme les chevaux et les chats.

Comment votre chien vous parle ?

Article de Jean-Luc Goudet paru le 23 octobre 2017

Un chien accentue ses expressions faciales lorsqu’un humain le regarde. L’affirmation ne surprendra pas ceux qui côtoient régulièrement ces animaux mais une expérience scientifique le prouve désormais. Il s’agit bien d’une tentative ou d’une demande d’interaction sociale et pas de l’effet d’une émotion. Sans spectateurs, ils sont moins bavards…

Oreilles en berne, yeux de chien battu, babes retroussées : le meilleur ami de l’Homme pourrait se livrer à ces mimiques pour transmettre un message et pas seulement sous le coup d’une émotion, selon pub étude étude Scientific Reports. Chacun sait que leschiens sont très sensibles à l’attention humaine. « Mais nos résultats vont plus loin en suggérant que nous devons interpréter les mouvements de leur face comme un mode de communication »explique à l’AFP Juliane Kaminski de l’ university de Portsmouth au Royaume-Uni, un des co-auteurs de ces travaux.

Pour en arriver à ces conclusions, Juliane Kaminski et ses collègues ont étudié 24 chiens de races différentes, âgés de un à douze ans. Tous étaient des animaux de compagnie. Les chercheurs ont filmé les chiens et leurs expressions en les plaçant à un mètre d’un humain, de face ou de dos, attentif ou distrait. Resultat : « les muscles de leur face bougent davantage si l’humain est attentif »affirme Juliane Kaminski.

Et « les yeux de chien battu » est l’expression qu’ils adoptent le plus souvent. La comparaison été faite avec la reaction à la présentation de nourriture. Source de désir et d’émotion, la situation pourrait provoquer desexpressions faciales. Ce n’est pas le cas. Pour les auteurs, l’expérience montre que l’expression faciale ne reflète pas un état émotionnel.

Les expressions du chien sont des tentatives de communication

Les chercheurs en déduisent que face à l’Homme, le chien exprime davantage qu’une simple émotion. « Les résultats pourraient indiquer que les chiens sont sensibles à l’ attention des humins et que leurs expressions sont potentiellement des tentatives actives de communiquer, et non pas des simples affichages émotionnels »explique la chercheuse.

Mais il ne faudrait pas pour autant en déduire qu’un animal de compagnie prend son regard de chien battu pour amadouer son maître. Selon l’équipe, ces travaux ne permettent pas d’affirmer que les chiens ont conscience de ce qu’un être humain peut penser ou ressentir face à ses mimiques. Cette faculté — se représenter la manière de penser d’un autre –, appeléethéorie de l’espritsemble très rare chez les animaux et n’est pas démontrée dans cette expérience.

Avec AFP

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