Plérin : la Ville souhaite cultiver bio, pour alicenter sa cuisine centrale – Plérin



Il ya peu, Plérin a pu apposer à son entrée de ville un panneau “Territoire bio engagé”, pour le pourcentage de produits bio qu’elle insère dans les menus de sa cuisine centrale. Elle veut désormais aller plus loin, en cultivant ses propres légumes bio. Pass si simple.

La Ferme de L’Arrivée en a fait les frais récemment : son projet de production de lait bio est tombé à l’eau, faute de trouver des terres pour faire pâturer ses vaches. C’est au même mur que s’est heurtée la municipalité plérinaise, dans sa réflexion pour mener à bien son nouveau projet en faveur de la transition écologique: créer une régie municipale de maraîchage. « Ce n’est hélas, pas si simple. Il ya des conditions à réunir et des difficultés à lever », a concédé le conseiller à l’environnement, Michel Caingnard, lundi, en conseil municipality.

À la recherche de partenariats avec des producteurs bio

Quelles sont les motivations affichées par la Ville, quand sa cuisine centrale introduit déjà un pourcentage de bio supérieur à la celui exigé par la loi Egalim ? « Résoudre les difficultés d’approvisionnement, maîtriser de A à Z le produit, contribuer à la qualité, la fraîcheur et la diversité des aliments consommés, et créer un lieu pédagogique ouvert au public».

Reste que des terrains adaptés en surface et qualité n’ont pas encore pu être trouvés. « Dans l’attente, contact a été pris avec un maraîcher pordicais exploitant des terres au Sépulcre. Un partenariat va permettre de lancer une phase expérimentale. La restauration municipale va pouvoir travailler sur des produits bruts », a poursuivi l’élu.

Des arguments pas tous entendus

Ce partenariat – « non exhaustif et pouvant être étendu à d’autres producteurs locaux » – n’a pas été validé par tous. C’est le cas du groupe Mieux vivre à Plérin, qui s’est abstenu sur le sujet. « Si on peut montrer aux enfants comment on plante un chou, c’est intéressant. Mais nous n’entendons pas vos autres arguments, approvisionnement, qualité, voire gaspillage », a jugé André Guyot. Pour le conseiller Erwann Lucas-Salouhi, « il s’agit d’une évolution du modèle ; il faut anticiper ce qui peut se produire. »

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