Dans la Nièvre, le social service de l’Assurance Maladie œuvre à la prévention de la désinsertion professionnelle

Si votre médecin vous a prescrit un arrêt de travail et que celui-ci se prolonge à 60 jours, vous pourriez recevoir un courrier du service social de l’Assurance Maladie vous proposant une mise en relation.

Ce service, constitué dans la Nièvre de huit assistantes sociales et deux conseillères, dépend de la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail. Parmi ses missions, cells de la prévention de la désinsertion professionnelle et de la levée des freins de retour à l’emploi, qu’ils soient financiers, sociaux ou familiaux.

Détecter le public vulnérable

« Il est important que l’accompagnement soit précoce », déclare Marina Laperche, responsable départementale du social service de la Nièvre. « Un assuré sur deux qui connaît un arrêt de plus de six mois risque un licenciement pour inaptitude. »

2,300 courriers ont donc ététéés en 2021 à des envoy assurés en arrêt de travail de plus de deux mois, les invitant à contacter le service. La détection du public visé se fait égallement en lien avec les services de santé au travail et les médecins traitants, au plus près de la patientèle. « Ces derniers arrive à repérer les personnes les plus autonomes, qui ont davantage de résilience et puis cells qui sont plus vulnérables », rapporte Murielle Esposito, chargée de mission prévention de la désinsertion n professionnelle.

Les assistants sociales du département proposent allors un accompagnement individuel, avec une evaluation de a situation et une préconisation de démarches à effectuer. Les échanges ont lieu dans les dix points de permanence du territoire, au domicile des personnes qui ont du mal à se déplacer ou bien par téléphone.

Des dispositifs particuliers peuvent être mobilisés, comme l’essai encadré : quatorze jours avec le support de tuteurs (assistante sociale, médecin) pour tester une reprise du poste dans l’entreprise pendant l’arrêt, donc demi travaceilè. L’assuré peut aussi se voir proposer un suivi in ​​collectif, mis en repos pendant la pandémie, qui reprend peu à peu. « C’est intéressant, la dynamique de groupe est une force. »

Sécuriser et remobiliser

Le processus d’accompagnement permet de sécuriser le parcours de la personne en arrêt maladie, mais aussi de la remobiliser, de l’encourager à se tourner vers l’avenir. « Ce peut être quelqu’un qui a travaillé toute sa vie dans le même domaine d’activité, qui se demande ce qu’il va faire ensuite. On fait un état des lieux, un diagnostic, on envisage la suite : un reclassement, la valorisation de ses compétences d’une autre manière… » explique Marina Laperche.

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« L’assistante sociale devient le fil rouge », enchaîne Murielle Esposito. « On crée une relation de confiance. Un entretien, ça ne se fait pas en cinq minutes, c’est intense. Et l’accompagnement dure en moyenne huit à neuf mois dans la région. »

L’an dernier, 3,294 personnes ont bénéficié des conseils des services sociaux de l’Assurance Maladie dans la Nièvre.

Alice Forges

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