Assurance-vie : gestion conseillée, pilotée, dédiée… Quelle solution privilégier ?

Diversifier son épargne sur les unités de compte, ces supports d’investissement non garantis en capital et investis en actions, en fonds d’investissements, etc., demande un effort de la part de l’épargnant. Il faut connaître et comprendre les différents produits proposés, faire son choix et y allouer la somme adaptée. Ensuite, il faut aussi assurer un suivi régulier de son épargne au fil du temps. Par manque de temps ou de connaissances, certains préfèrent confier ces tâches à des professionnels. Les contrats d’assurance-vie proposent differe solutions.

Alors que les clients autonomes opteront pour la gestion libre, les autres privilégiront la gestion pilotée, sous mandat, déléguée ou profilée… “Pour les novices, c’est indispensable, estime Alexis Naacke, directeur Celz de la pergestion. de bien caliber son projet et d’être serein par la suite.” Étape préalable? Répondre à un questionnaire, afin d’établir votre profil de risque. En général, il comprend trois niveaux, allant de prudent à dynamique en passant par équilibré, mais parfois il peut s’échelonner différemment, avec des profils classés de 1 à 10, comme chez Yomoni.

C’est en fonction de ce profil que votre épargne est répartie sur différents supports : fonds en euros garanti et unités de compte. Plus vous êtes averse au risque et plus la part de fonds en euros sera élevée. Inversement, plus vous acceptez de prendre du risque et plus vous serez investi en unités de compte, et en particulier en actions. Selon votre profil, le professionnel va sélectionner les bons fonds d’investissement, parmi ceux référencés dans le contrat.

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Des subtilites à connaître

Derrière cette base commune existent plusieurs subtilités. Tout d’abord, certain contrats proposent une gestion conseilée. C’est en réalité une gestion libre améliorée. Vous restez seul maître à bord mais un conseiller ou un gérant vous recommande une répartition de votre épargne. Régulièrement, il vous fait des suggestions d’arbitrages (désinvestir d’un fonds pour aller sur un autre). Ces propositions sont utiles aux épargnants désireux d’être guidés tout en gardant la possibilité de ne suivre qu’une partie des préconisations du professionnel. Le timing relève égallement de l’assuré puisque c’est lui et lui seul qui aura la responsabilité de réaliser les arbitrages, plus ou moins rapidement après avoir pris connaissance du conseil. Certains distributeurs offrent ce service gratuitement à leurs clients, à l’instar de Meilleurtaux Placement. “Nous proposons des portefeuilles modèles pour nos clients autonomes, cela les aide à se positionner, constate Stefan de Quelen, son directeur général. Ils sont très regardés mais il nous est difficile de savoir sréils sont suivis avec p.

Un cran au-dessus, vous accédez à la gestion profilée. Il s’agit cette fois de miser sur des profils types, non personnalisés et statiques. “Nos profils permanents offrent l’avantage de la simplicité et de la lisibilité, assure Roger Caniard, directeur financier du groupe MACSF. Notre promesse, c’est un nombre restreint de supports mais uniquement les meilleurs. Le tout sans surcoût.” Les profils ne sont pas activement gérés. En revanche, une fois par an, de manière automatique, un arbitrage est passé pour rééquilibrer le profil selon les pondérations initiales. Prenons un exemple avec le profil Equilibre de la mutuelle. Ce dernier est composé à 50% du fonds en euros et à 50% d’unités de compte. Au bout d’un an, imaginons que les unités de compte aient progressé en moyenne de 25% après une très belle année boursière comme en 2021. Le fonds en euros lui a gagné 2%. La répartition de l’épargne ne sera alors plus de 50/50 mais de 45/55. L’arbitrage permet de remettre les compteurs à 50/50. “C’est très sain car cela présente l’avantage de sécuriser les gains lorsque les marchés ont monté et de réinvestir à la baisse dans le cas contraire”, souligne Roger Caniard.

Mais l’offre la plus répandue, c’est la gestion pilotée ou gestion sous mandat, généralement facturée par une majoration de quelques dixièmes de points des frais de gestion. Elle se distingue de la gestion profilée car l’assureur travaille avec une société de gestion à qui il donne un mandat. Parmi les offres disponibles sur le marché, on trouve de grands noms de la gestion comme Lazard Frères Gestion, Edmond de Rothschild AM, Carmignac… Autre élément distinctif : le portefeuille est géré de manière plus active. “Le gérant définit une répartition des capitaux sur différents supports, qu’il réévalue environ une fois par mois et il remet ces grilles à l’assureur qui réalise les arbitrages”, détaille Stellane Cohen, présidente profits d’. Dans cette catégorie, l’offre est vaste. Certains contrats laissent même le choix entre plusieurs sociétés de gestion. On trouve aussi des gestions thématiques, sur le climat, la technologie… “C’est intéressant car le critère de choix n’est plus uniquement le niveau de risque et cela donne une autre lecture à son investissement”, Coestime Stella

Autre proposition à étudier: la gestion pilotée mise en oeuvre par les robo-advisors comme Yomoni. A particularity? Elle est opérée uniquement sur des produits indiciels, les fameux ETF (exchange traded funds), lesquels ponctionnent des frais de gestion bien inférieurs à ceux des fonds traditionnels. “Notre conviction, c’est que les frais de gestion détruisent de la performance, a fortiori dans une optique d’épargne de long terme”, indique Alexis Naacke. En contrepartie, les frais de mandat sont un peu plus considérables que ceux des autres gestions pilotées.

Enfin, pour les plus fortunés, qui peuvent placer quelques centaines de milliers d’euros, il est possible d’accéder à une gestion dédiée, construite réellement sur-mesure. “Vous signez alors une convention tripartite entre vous, l’assureur et le gérant, qui a la possibilité de piloter votre épargne en temps réel”, explique Stefan de Quelen.

Bon à savoir: certains contrats acceptent le panachage des solutions, et la possibilité de placer une partie de son épargne en gestion pilotée et d’en garder une autre en gestion liber. L’intérêt ? Cela permet de personnaliser la gestion avec quelques convictions fortes (un fonds sur les biotechs ou sur la Chine par exemple). “C’est plutôt adapté à une clientèle experte, qui pourra faire valoir ses Paris tactiques, à côté d’une allocation de long terme”, estime Alexis Naacke. Surtout, cela permet d’investir sur certains supports qui ne sont pas accessibles en gestion pilotée comme des sociétés civiles de placements immobiliers (SCPI), des produits structurés ou encore le Private Equity.

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